C’est en hauteur et à l’écart des circuits touristiques traditionnels que la Butte-aux-Cailles, petit village du 13 ème arrondissement de Paris, nous charme par son côté pittoresque.
S'il fallait la délimiter, le boulevard Auguste-Blanqui (au nord), la rue Bobillot (à l'est), la rue Tolbiac (au sud) et la rue Vergniaud (à l'ouest) seraient un périmètre possible.
La Butte-aux-Cailles est le point culminant de Paris (plus haut que la butte Montmartre et que la montagne Sainte-Geneviève). Située à proximité de la place d'Italie, aujourd'hui ce quartier contraste avec les tours de béton voisines. Ses nombreux cafés et restaurants la rendent particulièrement appréciée des Parisiens.
Au commencement était la Bièvre, un cours d'eau qui attirera les tanneurs et les pêcheurs d'écrevisses. Aujourd'hui, elle a complètement disparu dans des canalisations souterraines.
La Butte-aux-Cailles tire son nom de Pierre Caille, qui en fait l'acquisition en 1543, en achetant un coteau planté de vignes.
Jusqu’en 1860, le quartier n'appartenait pas à Paris mais Gentilly. C'était un quartier pauvre, sans éclairage, sans pavés où cohabitaient artisans, marchands de charbon, de bois, de nombreux ouvriers et chiffonniers. Des moulins-à-vent dominaient les hauteurs de la butte, d'où les noms "rue du Moulin-des-Prés » ou « rue du Moulinet ».
La place de la Commune-de-Paris, à l'angle des rues Buot et de l'Espérance, commémore les fédérés de la Butte-aux-Cailles qui, en 1871, ont repoussé à quatre reprises les troupes versaillaises.
Jusqu'aux années 1990, il n'y a jamais eu que quelques bars et restaurants paisibles, dont la clientèle venait essentiellement du village. La rénovation du quartier décidée alors que Jacques Toubon était maire d'arrondissement marque le point de départ d'une transformation du quartier en lieu de loisir et tourisme.